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(IVOIRENEWS)- Exploitation sucrière/ Le secteur en danger en Côte d’Ivoire

ABIDJAN, 21 Juin (IVOIRENEWS)- L’industrie sucrière ivoirienne déjà en butte à d’énormes difficultés se porte de plus en plus mal depuis le déclenchement de la rébellion armée le 19 septembre 2002. Le secteur sucrier, une des activités principales, après le coton, des régions des savanes de la Côte d’Ivoire, traverse une profonde crise depuis la cession des actifs de l’Etat, rapporte lundi, le quotidien pro gouvernemental Fraternité Matin.

L’espoir placé dans la privatisation des complexes sucriers acquis au terme d’une âpre lutte entre plusieurs soumissionnaires, tournerait au cauchemar tant pour les repreneurs, les sucriers que pour les consommateurs eux-mêmes. Chacun semble payer un lourd tribut à cette cession. Les industriels qui ont investi ces cinq dernières années environ 60 milliards F CFA pour améliorer la productivité des complexes, n’ont de cesse de se plaindre des effets néfastes de la fraude sur leur courbe de vente qui décroît.

Quant aux consommateurs, ils ont bien du mal à se retrouver face aux augmentations intempestives du prix du sucre. Les effets pervers de la fraude sur l’industrie sucrière sont tels que le syndicat national des sucriers de Côte d’Ivoire (SYNATSUCI) est monté récemment au créneau pour lancer un véritable cri de cœur.

Pourtant les potentialités existent tant au plan de la consommation nationale que de la sous-région ouest africaine, notamment de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) même si certaines pesanteurs existent et auxquelles progressivement les différents producteurs de sucre de l’espace UEMOA essaient par des rencontres périodiques de remédier.

Au plan interne, la Côte d’Ivoire, premier pays producteur de sucre de l’UEMOA, couvre pleinement ses besoins en consommation estimés entre 140 000 et 150 000 tonnes. Pourtant les industriels affirment la main sur le cœur vendre nettement moins que le niveau de consommation locale.

Le sucre roux occupe une place prépondérante avec 53 % des volumes vendus, suivi par le sucre blanc en morceaux (20 %) et le sucre blanc cristallisé (1,5 %). La production de sucre est le fait de quatre complexes agro-industriels : Ferké 1, Ferké 2, Borotou et Zuenoula détenus par deux (2) entreprises SUCAF et SUCRIVOIRE pour une superficie de 22 000 ha de cannes industrielles et 1.800 ha de cannes à sucre villageoises.

Ces deux grands groupes qui se partagent la production de sucre connaissent d’énormes difficultés pour ne pas dire qu’ils broient du noir. Ces problèmes se sont aggravés depuis la crise déclenchée en septembre 2002. Le déficit cumulé est estimé à ce jour à environ 20 milliards F CFA.

L’Etat qui aurait tiré beaucoup de profits de la privatisation, n’aurait pas honoré ses engagements. Au nombre de ses obligations, la protection douanière qui aurait du reste été peu efficace eu égard non seulement au niveau de la fraude pendant les années 98, 99, 2000, mais également et surtout aux importations hors taxes de péréquation de sucre. “ L’Etat lui-même a provoqué des importations hors taxes de péréquation, sous prétexte de pénurie de sucre ; 15 000 tonnes portées à 30 000 t en 2001-2002, 30 000 t portées à 69 000 t en 2002-2003 ; le marché national s’est effondré ” déclarait en ce sens le Directeur général de SIFCOM.

Au chapitre des facteurs exogènes, il faut retenir que l’ensemble des pays de l’UEMOA qui produisent du sucre, partagent en commun certaines difficultés liées en premier ressort au commerce mondial du sucre. Cette spéculation, à l’instar du coton, bénéficie d’une subvention dans certains pays.

Conséquence, l’industrie sucrière ouest africaine en général et ivoirienne en particulier souffre d’un problème de compétitivité, lié principalement au coût de revient du sucre produit à partir de la canne irriguée.

Source : Fraternité Matin

yam/fyr

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