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Chirac exige le limogeage de Bertin Kadet - Qui est réellement ce Conseiller à la Défense ? Pourquoi fait-il si peur ?
Les violences des jeudi 25 et vendredi 26 mars derniers continuent de faire des vagues. Après la guerre des chiffres sur le bilan de la féroce répression : 37 morts du côté de la Police nationale, 200 du côté du Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH), entre 350 et 500 morts du côté des partis signataires des Accords de Marcoussis, et plus de 700 morts du côté de certaines organisations de secours de la place, le moment est venu de situer les responsabilités et de présider à des limogeages. C’est dans cette optique que le France vient de réclamer au président Laurent Gbagbo, la tête de son ancien ministre délégué à la Défense et actuel Conseiller spécial chargé de la Défense, de la Sécurité et des Equipements militaires au Palais présidentiel, M. Bertin Kadet Gahié. En effet, dès que les violences consécutives à la marche des Marcoussistes avaient commencé à s’estomper, le ministère français des Affaires Etrangères, sur instruction de l’Elysée, a envoyé, chose véritablement inhabituelle, une “instruction écrite ” à l’Ambassadeur de France accrédité en Côte d’Ivoire, Son Excellence Gildas Le Lidec, pour qu’il la lise personnellement au chef de l’Etat ivoirien. Dans cette instruction écrite, le gouvernement français réclamait au président Laurent Gbagbo, ni plus ni moins, la tête de l’ancien ministre Bertin Kadet Gahié, qui, au goût de Paris, exerce en vérité les prérogatives à la fois de ministre “fantôme ” de la Défense et de l’Intérieur. Le bimensuel panafricain “ La Lettre du Continent ”, dans sa dernière livraison n°445 du 15 avril 2004, précise que le président de la République ivoirienne a “considéré la démarche avec une indulgence condescendante ” sans donner de suites ni favorables ni défavorables. Mais qui est en vérité Bertin Kadet Gahié pour qu’il fasse si peur tant aux opposants du régime actuel, qui le chargent de tous les maux d’ailleurs, qu’à la France pour qu’elle puisse réclamer sa tête avec une telle insistance ? Ce professeur de géographie à l’Ecole Normale Supérieur (ENS), qui a remplacé le Pr. Moïse Lida Kouassi au poste de ministre délégué à la Défense, après avoir été son Directeur de cabinet pendant près de deux ans, présente trois “ défauts majeurs ” qui l’amènent aujourd’hui à être considéré comme un “pestiféré ”. Le premier “ défaut ” majeur, et le plus grand aux yeux de ses détracteurs, c’est d’être Bété et originaire du même village que le président Laurent Gbagbo lui-même. D’aucuns même l’ont présenté, à tort ou à raison, comme le chef du village de Mama, le village du chef de l’Etat situé dans la sous-préfecture de Ouragahio. Dans un régime où on a catégorisé les ethnies avec les BAD (Bété Agni Dida) d’un côté comme les “piliers du régime ” et les autres de l’autre, constituant le gros lot des opposants, cette “particularité ” de l’ancien ministre délégué d’appartenir au trio ethnique indexé, le dessert sérieusement. Le deuxième défaut majeur, et c’est l’un de ses principaux torts, c’est que l’ancien ministre délégué Bertin Kadet Gahié, est considéré comme n’étant pas un “pur ” de sa propre formation politique, le Front Populaire Ivoirien (FPI). En, effet, depuis le début du multipartisme jusqu’en 2000, le Pr. Bertin Kadet Gahié avait toujours été perçu par ses pairs, compte tenu de ses affinités avec M. Touré Vacaba alors Directeur de l’ENS, plutôt comme un “ militant du PDCI-RDA ” que celui du FPI. Les tenants de la cellule du FPI à l’ENS comme les professeurs Krékré Firmin, Gneba Akpalé Jacob et autres ne l’avaient jamais vu à leurs activités sur le campus de l’ENS. Sa soudaine promotion politique et son ascension sociale due aux fonctions “juteuses ” qu’il a occupées et continue d’occuper ne lui ont pas fait que des amis dans sa propre chapelle politique. Et son militantisme “subit ” au FPI a donc été mis en doute par ses propres camarades de parti qui passent le plus clair du temps à le torpiller et à le noircir en sourdine aux yeux de l’opinion. Le troisième défaut, c’est le fait qu’il a occupé le poste le plus délicat au cours de ces 18 derniers mois. En effet, c’est en pleine guerre qu’il remplace son “patron ”, Lida Kouassi, au portefeuille sensible de la Défense d’un Etat en situation de guerre civile. C’est sous son mandat que les combats les plus violents sont livrés dans l’Ouest du pays entre les éléments loyalistes des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et les rebelles, avec leur corollaire de frappes aériennes des fameux hélicoptères MI-24 russes, qu’il venait d’acquérir. C’est encore sous son règne qu’éclate l’affaire des mercenaires étrangers recrutés pour venir au secours des FANCI dans les combats. Ses fortes accointances avec le “général ” Charles Blé Goudé et l’Alliance Patriotique pour le Sursaut National lui vaudront toutes les foudres. C’est encore sous son mandat qu’il y a la floraison des fameux escadrons de la mort avec des assassinats ciblés comme ceux du comédien Camara Yèrèfè dit “ H ”, de M. Téhé Emile, président d’un petit parti et deux responsables de la jeunesse de l’UDPCI. Et même quand il est limogé à la faveur de la mise en place du gouvernement de réconciliation nationale issu des Accords de Marcoussis, c’est à la Présidence de la République qu’il atterrit en sa qualité de “ Conseiller spécial chargé des achats d’armes et des faux complots ”, diront ses détracteurs. Pour ce faire, aux yeux de tous, être du même village que le chef de l’Etat, être son “acheteur d’armes attitré ”, être le concepteur de “tous les faux complots ”, être l’ami et le mentor de Charles Blé Goudé et des Patriotes, auront fini par donner de cet ancien ministre délégué l’image du “faucon ” par excellence de l’actuel régime. Le “dur parmi les durs du régime ”, le “radical parmi les plus radicaux ” à abattre. A Paris où on croit dur comme fer que le président Laurent Gbagbo est bon, mais que c’est son entourage qui est mauvais, l’ancien ministre Bertin Kadet Gahié est devenu le mouton de sacrifice par excellence à immoler pour ramener des cieux cléments entre Abidjan et Paris. Le président Gbagbo quant à lui n’a pas encore dit son dernier mot.


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