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(IVOIRENEWS)- « La Côte d'Ivoire doit être replacée sur la voie de la stabilité » affirme le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en RDC
image.jpgWASHINGTON, 05 Mai (IVOIRENEWS)- « Même si la Côte d'Ivoire traverse la crise la plus grave qu'elle ait connue depuis 1960, l'année de son indépendance, les Etats-Unis vont poursuivre leurs démarches visant à replacer ce pays sur la voie de la stabilité, a affirmé M. Aubrey Hooks, le nouvel ambassadeur-désigné auprès de ce pays et rapporté par le département américain affilié au Washington File.

"Au lieu d'être une zone de conflit, la Côte d'Ivoire peut redevenir un Etat puissant et prospère dans la région", a-t-il affirmé. Le 28 avril, lors d'une déposition devant la commission sénatoriale des relations étrangères, M. Hooks a affirmé : "Avec la récente autorisation de déploiement d'une force de maintien de la paix forte de 6.400 hommes, plus du personnel civil, la crise en Côte d'Ivoire a suscité, comme il se doit, une ferme réaction de la communauté internationale."

Ce diplomate de carrière, qui a derrière lui 33 années d'expérience, a déclaré aux parlementaires que la Côte d'Ivoire était "la clé de la stabilité et de la prospérité de l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest", sans compter les nombreux intérêts commerciaux qu'y ont les
Etats-Unis.

"Les Etats-Unis ont participé aux efforts internationaux visant à replacer la Côte d'Ivoire sur le droit chemin, et ils vont continuer de le faire."

"Ce qui importe tout autant, c'est la santé des Ivoiriens." Il a affirmé que si sa nomination était confirmée, sa priorité serait "d'engager le gouvernement ivoirien à participer au plan (du président Bush) d'aide d'urgence à la lutte contre le VIH/sida. La Côte d'Ivoire, avec un taux d'infection de 9,7 %, est en effet l'un des 12 pays africains visés par ce programme."

M. Hooks, qui est actuellement ambassadeur des Etats-Unis auprès de la République démocratique du Congo (RDC), a cependant fait la mise en garde suivante : "Même si tout se passe bien, il faudra à la Côte d'Ivoire des années pour se relever du traumatisme des cinq dernières années. Les élections démocratiques prévues pour 2005 seront une étape
essentielle vers une réelle réconciliation nationale. La prospérité économique et la représentativité politique sont indispensables à l'avènement d'une Côte d'Ivoire prospère."

"Et une Côte d'Ivoire puissante et dynamique est importante non seulement pour les Ivoiriens, mais aussi pour la région dans son ensemble et les Etats-Unis."

M. Hooks s'est en outre engagé à "inciter toutes les parties" à respecter leurs engagements en vertu de l'Accord de paix de Linas-Marcoussis et, ce faisant, de s'attaquer aux sources du conflit. Il a cependant reconnu que cela serait difficile, et que des mesures supplémentaires seraient peut-être nécessaires si les forces politiques ne parvenaient pas à relancer le processus politique.

"Les récents événements survenus en Côte d'Ivoire, notamment l'éruption de la violence à la fin du mois de mars, soulignent la nécessité de remédier effectivement à la culture d'impunité qui s'est développée depuis septembre 2002 si l'on veut que le pays retrouve sa
stabilité."

Parlant des mesures qui seraient susceptibles de restaurer la confiance des Ivoiriens dans la communauté internationale, M. Hooks a répondu : "Malheureusement, la Côte d'Ivoire est en situation de crise. Je pense que la première chose à faire, c'est de tenter de ressouder le gouvernement issu de l'accord de Linas-Marcoussis. Comme vous le savez sans doute, les groupes rebelles se sont retirés de ce gouvernement, ce qui veut dire qu'en ce moment, il n'y a pas de gouvernement fonctionnel.

"Afin de remédier à cette situation, la première étape consiste à essayer de convaincre les parties que c'est la seule façon de sortir le pays de l'impasse et de dégager le terrain pour la préparation des élections de la fin 2005 qui permettront de restaurer la légitimité du
gouvernement et (...) de placer la Côte d'Ivoire sur la voie de la réconciliation."

En ce qui concerne sa conception de la réconciliation, M. Hooks a déclaré : "En l'état actuel des choses, il est difficile de séparer le bon grain de l'ivraie en Côte d'Ivoire. Je crois qu'ils ont tous été impliqués dans des crimes de types divers, et qu'ils ont tous participé à la détérioration de la situation de leur pays."

"Je pense que le plus important, c'est de les aider à comprendre qu'ils vont devoir se pardonner les uns les autres et dépasser les divisions actuelles dans l'intérêt de leur pays et de leur peuple." Selon lui, cette réconciliation peut se dérouler de diverses façons et, à l'évidence, les principaux acteurs politiques constituent un volet important du processus.

Comme on lui demandait s'il s'inquiétait du phénomène de "privatisation de la violence" par le truchement de milices, M. Hooks a répondu que cette question portait sur quelque chose de grave, à savoir la généralisation de la violence. "Le problème avec ces milices, c'est qu'on ne sait pas vraiment qui est derrière elles, qui les soutient." Malheureusement, elles agissent en toute impunité. Il appartiendra donc à chacun de s'attacher à engager ces groupes dans le dialogue, "qui est indispensable à la solution de la crise actuelle et à l'instauration de la stabilité."

gab/tf

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