Page d'Accueil | Abonnement | Contacts| Publicité| National|

Dernière Heure

IvoireDépêches

L’actualités Continue
Politique
Editoriale de la semaine
Économie
Sports
GlobActu
Culturama
Société
Fait Divers
TARIFS PROMOTION PUBLICITAIRE
Régional
Dossier du Jour
Interviews

 
 

(IVOIRENEWS)- Crise ivoirienne/ Retour à l’état sauvage, le colonisateur brandit la chicotte, Par Seck Salimata
image.jpgDAKAR, 23 Mai (IVOIRENEWS)- La crise ivoirienne a du mal à trouver une issue heureuse, devant permettre le retour définitif à la paix dans un pays autrefois symbole de non violence. De la table ronde de Marcoussis sont sortis des Accords, dont la classe politique en fait différentes interprétations. Le courroux levé par le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo, au cours d’un discours à la Nation a mis en transe tous les acteurs de la crise. Parmi eux, Paris, qui a décidé de brandir la chicotte, comme à l’époque coloniale.

Sur les bords de la Seine, les protagonistes de la crise ivoirienne ont démontré leur incapacité à résoudre leurs différents en Afrique. Dix jours durant, ils sont restés à cogiter sur un document à leur proposer par les autorités françaises, sous la direction d’un juriste, Pierre Mazeaud.

Après plus d’une année, le constat est clair, les Accords de Linas-Marcoussis n’ont résolu en rien les problèmes de la Côte d’Ivoire. Le pays reste divisé en deux, des combattants rebelles ont encore leurs armes, alors que le processus de désarmement était censé démarré depuis plus de six mois.

Une nouvelle crise vient d’éclater, mettant à mal le Gouvernement de Réconciliation Nationale. Et au lieu d’avoir le courage de reconnaître l’échec des Accords de Linas-Marcoussis, tout en songeant à d’autres discussions, Paris s’inscrit à nouveau dans une indécision de positions. « Préoccupation » et « dialogue » semblent être les maîtres-mots de Chirac.

Mais le porte voix de la France reste connu. C’est bien la presse. Dans une dépêche sur son fil du samedi, l’AFP a proposé à son gouvernement « de menacer d’interrompre les versements des salaires » des fonctionnaires ivoiriens pour peser de tout son poids sur le Président Laurent Gbagbo.

Voilà qui est clair. Ne pouvant plus résoudre le problème de la Côte d’Ivoire et n’ayant plus l’humilité de reconnaître l’échec des Accords de Linas-Marcoussis, l’ancienne puissance coloniale (ndlr : AFP) doit brandir la chicotte contre le pouvoir en place, comme si l’on était en encore à la période pré-coloniale.

Concernés par les sanction, Paris (que la dépêche nomme comme étant la communauté internationale) cite également « certain nombre de personnes que la communauté internationale ne voudrait plus voir dans le paysage politique ivoirien ».

Le système est connu, vouloir coûte que coûte mettre hors d’état les leaders des jeunes et femmes patriotes ivoiriens, comme s’il était interdit à un peuple d’assurer la défense de sa République, si celui en sentait la nécessité.

Au lieu d’avoir une telle attitude, la communauté internationale devrait plutôt songer à revoir sa copie, car appliquer de telles décisions pourraient créer d’autres frustrations, retenant ainsi la Côte d’Ivoire, en particulier et l’Afrique en général dans une spirale de violences sans nom (toute chose qu’elle semble adorer).

ss/dd/fyr

Image viewer
Close window

Page d'Accueil | Abonnement | Contacts| Publicité

IvoireNews Agence de Presse,la Source de L'Information Vraie.