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Soir Info: RUMEUR DE BOULEVERSEMENT DANS L’ARMEE - Pourquoi le Général Doué fait peur
image.jpgDepuis quelques jours, des confrères font état d’un malaise au sein de l’Armée ivoirienne où, dit-on, le général de Division, Mathias Doué Yahamoun, chef d’Etat-major des Armées, serait contesté par un groupe d’officiers des Forces de défense et de sécurité.

Ces derniers auraient même écrit au président de la République, Laurent Gbagbo, pour réclamer la tête de son chef d’Etat-major. Pour en savoir davantage sur cette affaire militaire, mais qui en réalité a une forte coloration politique, nous avons actionné hier nos réseaux au sein de la hiérarchie militaire ivoirienne. De nos investigations, il ressort que le courrier en question est en réalité un vrai- faux, qui n’a jamais été rédigé par un quelconque groupe de soldats issus des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci), encore moins par des officiers de notre armée. “C’est de l’intox, ne croyez pas à cette lettre qu’on dit avoir été adressée par des officiers au président de la République. Est-ce que pour une question de prélèvements sur des primes alimentaires on peut vouloir renverser son chef d’Etat major ? Surtout que cette décision, arrêtée d’ailleurs par le ministère de la Défense en collaboration avec l’Armée, n’est pas le seul fait du chef d’Etat-major ”, a fait remarquer un officier supérieur que nous avons approché hier mardi dans la matinée. La mystérieuse lettre En effet, cette “ lettre ”, qu’un mystérieux groupe d’officiers en cagoule aurait adressé au président de la République pour accuser le général Mathias Doué, avance, comme principale préoccupation, la note no 0135/EMA / CAB/SP/du 11 novembre 2003, émanant de l’Etat major et dont l’objet porte sur un “ acte de solidarité .” Dans la note, il est question d’un prélèvement à effectuer sur la prime alimentaire des officiers en base arrière, pour une durée de trois mois, à compter de la deuxième quinzaine du mois de mars 2004. Il est notamment signifié que ces prélèvements porteront sur 50% des primes, et qu’à la fin de ladite note, les sommes recueillies seront versées au cabinet du chef d’Etat-major des Armées. C’est la mise en application de cette mesure collégiale, mais surtout qui avait l’onction du ministère de la Défense, qui aurait soulevé le courroux de certains officiers. “Moi, je ne vois vraiment pas un officier des Fanci en train d’écrire au président Gbagbo pour une histoire de prime alimentaire. Des gens inventent n’importe quoi pour nous diviser au moment où nous sommes soudés pour la République. Mais ce sont des choses qui ne passeront pas cette fois-ci ”, a confié, visiblement serein, un autre officier. Dès lors, d’où vient que le général Mathias Doué, fasse l’objet d’une autre campagne de presse, dans une affaire où il n’est pas plus coupable que les autres? Vraisemblablement, le chef d’Etat-major des Fanci dérange et fait peur. Cet officier supérieur, très populaire et respecté dans l’Armée ivoirienne, fait probablement les frais d’un malaise réel qui prévaut au sein des Fanci, institution profondément politisée depuis le premier coup d’Etat de décembre 99, dont il était d’ailleurs l’un des bénéficiaires. Jugé trop intellectuel pour être un militaire totalement aux ordres, le chef d’Etat-major des Fanci, depuis sa nomination par le président Gbagbo à la tête de l’Armée ivoirienne, fait l’objet de critiques virulentes. Tant au sein des Fanci que par le pouvoir en place. “Le général Doué est difficile à maîtriser. Même le président Gbagbo ne l’a pas encore totalement maîtrisé jusqu’à présent, malgré son engagement à lutter pour la cause des institutions de la République ”, affirme un dignitaire du parti au pouvoir. Ces critiques à l’encontre du Gl Doué se sont surtout accentuées avec l’éclatement de la rébellion armée le 19 septembre 2002. A la tête d’une armée peu équipée, qui a résisté difficilement aux avancées des forces rebelles, le général Mathias Doué en est sorti relativement affaibli. Le samedi 15 novembre 2003 à l’école de la gendarmerie, lors de la cérémonie funèbre des militaires tombés au front, le chef d’Etat-major des Fanci avait montré pourtant sa détermination à combattre aux côtés de la République. “Reprendre la guerre? Cela est encore possible. Oui, cela est toujours possible. Et à tout moment, ça peut repartir(…) Nous devons nous battre. Alors, préparons-nous dans la sérénité à en payer le prix. Peu importe les ondes de choc que provoquerait le séisme qui s’ensuivrait. Et si le destin de la Côte d’Ivoire est de passer par cette épreuve de feu et de sang, soyons prêts à assumer ce destin. Et au moment venu, assumons-le sans crainte ”, avait martelé avec fermeté le général Doué. Homme insaisissable Des propos très engagés qui ont laissé entrevoir l’engagement sans faille du chef d’Etat-major aux côtés des institutions de la République. Mais c’était sans compter avec le surprenant soulèvement militaire du dimanche 30 novembre 2003, soulèvement consécutif à des affrontements entre militaires ivoiriens et soldats français de l’opération Licorne basés à Mbahiakro. Les soldats ivoiriens en colère avaient alors demandé la démission du général Doué, qui selon eux, ne voulaient pas libérer le pays. “Le général Doué, on ne veut plus de lui comme chef d’Etat-major des Armées, le général Touvoly également, on ne veut plus de tout ce monde-là, on ne veut plus d’eux. Si le président de la République peut lui-même être chef d’Etat-major, ou alors le ministre de la Défense, on est avec lui et on est derrière lui ”, avait déclaré à la radio, puis à la télévision nationale, le lieutenant Zady, porte-parole des militaires révoltés. Pour bien faire les choses, le chef d’Etat-major, Mathias Doué, et les généraux Bombet Denis (Commandant des Forces terrestres) et Touvoly Bi Zogbo (Commandant de la gendarmerie), avaient présenté leur démission au chef de l’Etat le mercredi 3 décembre 2003. Ce que le président Gbagbo devait refuser, question de maintenir l’Armée unie plutôt que d’en provoquer la fracture. Alors que l’on croyait que plus rien ne viendrait perturber la cohésion d’une armée en pleine reconstruction après la guerre, voilà que des officiers en cagoule se signalent et en veulent encore au général Mathias Doué qu’ils accusent de diviser les Fanci. Et pourtant…


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