Togo: victoire de Gnassingbé validée
AFP - 18/03/2010 | La Cour constitutionnelle du Togo a confirmé jeudi la réélection du président sortant Faure Gnassingbé lors de la présidentielle du 4 mars, dont les résultats ont été contestés par l'opposition, a constaté l'AFP
"Faure Gnassingbé, ayant obtenu le plus grand nombre de voix, doit être déclaré président de la République", a annoncé le président de la Cour constitutionnelle Aboudou Assouma."Cette proclamation est définitive, et clôt toutes les opérations électorales", a-t-il poursuivi lors d'une cérémonie officielle.
M. Gnassingbé, 43 ans, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père le général Gnassinbé Eyadéma qui régna sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans, a recueilli 60,88% des suffrages lors du scrutin à un tour du 4 mars, selon la Cour constitutionnelle.
TOGO: Une victoire…sculptée
Jeudi, 18 Mars 2010 06:22
C’est une « victoire » assez indigeste pour Faure Gnassingbé. Elle suscite la contestation au quotidien, accompagnée de répressions violentes et d’arrestations. Ils sont une dizaine de militants et sympathisants de l’UFC et de l’OBUTS à croupir en prison pour des griefs à dormir debout. Plus que de la simple contestation, tout à l’air d’une victoire …forcée. Et ce n’est pas Jean-Pierre Fabre qui penserait le contraire. Le candidat du FRAC croit dur comme fer être le vrai gagnant des urnes, et que ses suffrages ont été tout simplement détournés au profit de Faure Gnassingbé par Taffa Tabiou et Pascal Bodjona. Il n’a pas attendu le verdict officiel pour s’autoproclamer au lendemain du scrutin.
Jean-Pierre Fabre n’est d’ailleurs pas le premier à annoncer sa victoire. Le tout premier présidentiable à l’avoir fait est le porte-flambeau de l’OBUTS Agbéyomé Kodjo. Il a sorti tard dans la nuit de jeudi une déclaration pour reconnaître la victoire de son concurrent du FRAC. L’ancien Premier ministre est revenu à la charge tout dernièrement avec des précisions. Il a indiqué que Jean-Pierre Fabre devancerait Faure Gnassingbé de quatre cent mille (400.000) voix, et de citer une source proche d’une mission «crédible et très impliquée» dans le processus. Et tous les regards ont convergé vers l’Union européenne et sa Mission d’observation. La même information a été donnée le samedi 6 mars par le site togocity.com qui a ouvertement cité l’Union européenne. Aujourd’hui Agbéyomé se fait le devoir de saisir les chancelleries étrangères, les Présidents des puissances impliquées dans le processus, bref la communauté internationale à intervenir pour que le verdict des urnes soit respecté et la victoire restituée à Jean-Pierre Fabre.

Le pouvoir RPT s’est même accusé tacitement du vol de la victoire le mardi 08 mars dernier. Alors que le FRAC a installé un centre de compilation des résultats au CESAL à Tokoin Séminaire et son équipe était en pleins travaux pour fournir les preuves de sa victoire, la Force Sécurité Election Présidentielle 2010 (FOSEP) est intervenue pour arrêter le personnel, confisquer le matériel informatique, et surtout les procès-verbaux des résultats. L’alibi trouvé est que ce dispositif visait à traficoter les résultats, et c’est le Procureur de la République Robert Bakaï qui s’est chargé de trouver l’habillage juridique, ce qu’il a fait péniblement. L’argumentaire développé est diaboliquement tiré par les cheveux. Ce qui convainc que cette intervention musclée visait plutôt à empêcher le FRAC de fournir la preuve du hold-up en faveur de Faure Gnassingbé, et la victoire de Jean-Pierre Fabre.
SOURCE: LIBERTE HEBDO
Togo/présidentielle : la classe politique appelée à "la sagesse et à la pondération"
La Commission Vérité Justice Réconciliation (CVJR) du Togo a appelé mardi la classe politique togolaise à "la sagesse et à la pondération", suite à la tension observée ces derniers jours dans le pays, notamment à Lomé après la proclamation des résultats provisoires de l'élection présidentielle du 4 mars.
La CVJR a lancé cet appel à travers un message écrit signé par son président Mgr Nicodème Barrigah.
"La CVJR exhorte tous les acteurs de la vie politique à tout mettre en œuvre afin de préserver le climat (préélectoral) en gérant la période postélectorale avec beaucoup de sagesse et de pondération", écrit Mgr Barrigah.
"Toute manifestation populaire de satisfaction ou de mécontentement doit être contenue pour éviter d'aviver les rancœurs et les frustrations inhérentes à tout processus électoral", recommande la Commission, soulignant que la contestation des résultats provisoires "doit se faire par les voies de droit prévues par les lois électorales consensuellement adoptées".
"De même, la gestion de l'ordre public doit se faire dans le respect de la constitution et des principes démocratiques, c'est-à-dire avec retenue et équilibre", ajoute la CVJR.
Pour elle, "tout appel à la violence verbale, tout acte agressif doit être proscrit sous peine de fermer la voie au processus de réconciliation nationale".
La CVJR a enfin déploré "les événements du 9 mars dernier, mais se félicite de leur aboutissement heureux par la libération des personnes interpellées".
Pour rappel, onze personnes en majorité des responsables de l'Union des Forces de Changement (UFC, opposition) avaient été arrêtées lors de la compilation de certaines données de procès verbaux destinée "à prouver la victoire" revendiquée par le candidat du parti.
Source: xinhua




del.icio.us
Digg
Technorati

Postez votre commentaire