Côte d`Ivoire: incident dans l`ouest à propos de la liste électorale
mercredi 10 février 2010 - Par AFP - ABIDJAN - La sous-préfecture de Vavoua, dans l`ouest ivoirien, a été incendiée mardi lors d`une manifestation contre un procès intenté en vue de radier de la liste électorale de présumés étrangers, a-t-on appris de sources concordantes.
"Plusieurs milliers" de manifestants ont marché à Vavoua - en zone nord sous contrôle de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le coup d`Etat manqué de 2002 - pour dénoncer la tenue de ce procès dans la ville voisine de Daloa, ont rapporté des témoins.
Ils entendaient "protester contre la convocation au tribunal de Daloa de plus de 1.000 personnes" accusées par le Front populaire ivoirien (FPI), parti du président Laurent Gbagbo, d`inscription frauduleuse sur la liste électorale, a expliqué à l`AFP par téléphone Moussa Koné, président du mouvement local de jeunesse du Rassemblement des républicains (RDR, opposition).
"Les locaux de la sous-préfecture ont été entièrement calcinés par des personnes qui manifestaient contre (le procès sur) la liste électorale", a affirmé Eben-Ezer Guebo Dja, responsable du Comité national de pilotage du redéploiement de l`administration (CNPRA).
Le bâtiment a été incendié par des éléments extérieurs "infiltrés", a assuré de son côté M. Koné, précisant que des membres des forces de sécurité des FN avaient tiré en l`air pour disperser les manifestants.
Selon un responsable local des FN, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au sous-préfet, accusé d`être un "militant" du FPI.
Plusieurs incidents sérieux ont éclaté depuis la semaine dernière autour de procès pour radiations de la liste électorale, notamment à Divo (centre-ouest) où des échauffourées opposant manifestants et forces de l`ordre ont fait des blessés.
Le porte-parole des FN, Sidiki Konaté, a mis en garde lundi contre un risque de "guerre civile" après les dernières violences.
L`opposition accuse le FPI de saisir les tribunaux pour "opérer des radiations arbitraires, partisanes et illégales" sur la liste. Le parti présidentiel dit de son côté viser une liste "propre" dont auront été sortis les étrangers.
La question de la nationalité est l`une des origines de la crise ivoirienne de 2002. Reporté depuis 2005, le scrutin présidentiel censé clore cette crise est attendu avant juin par l`ONU.




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