CI: Processus électoral: Gbagbo - Soro, clash à l’horizon
L'Inter - vendredi 19 mars 2010 - . La question qui risque de tout gâter - La raison, l’on pourrait assister à un clash de la cohabitation Gbagbo - Soro, qui a fait son chemin sans bruit ni tambour, même s’il y a eu quelques divergences en sourdine.
En effet, la question de la préservation ou non des acquis relativement à la liste électorale provisoire confectionnée, alimente à nouveau les débats depuis la mise en place de la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI), entre le camp présidentiel et l’opposition ivoirienne. Si l’on a tendance à banaliser l’adversité redondante entre ces deux camps, l’on redoute cependant tout couac au sommet entre les deux pôles de l’Exécutif incarnés par les ex-belligérants de la crise. Pourtant, avec l’allure des débats et la position tranchée des Forces nouvelles sur la question du toilettage ou non de la liste électorale provisoire, l’on n’est pas loin d’un blocage. Comme on le sait, pour les partisans du président Gbagbo, il n’est pas question, d’envisager des élections sans un ‘’croisement populaire’’ pour une remise à niveau de la liste des 5,3 millions de personnes initialement admises à être inscrites sur le nouveau fichier électoral. La majorité présidentielle (LMP) est convaincue qu’il existe encore beaucoup de fraudeurs à purger de cette liste pour entrevoir des élections fiables et sans contestation. Position contraire à celle de l’opposition qu’endossent également les Forces nouvelles, occupant la Primature. Avant-hier mercredi, l’achoppement entre ces deux camps tenants de l’Exécutif a éclaté quasiment au grand jour, à la suite d’un meeting animé par le ministre de la Défense, Michel Amani N’guessan, à Korhogo. Otant sa casquette de membre du gouvernement, le collaborateur du Premier ministre Soro a revêtu ses habits de cacique du FPI (le parti au pouvoir) pour haranguer les foules sur la nécessité de l’audit de la liste provisoire avant sa validation. Une position, qui a suscité la réaction spontanée des partisans de Soro, notamment de Me Affoussy Bamba, porte-parole nommé au conclave des Forces nouvelles il y a quelques jours par leur secrétaire général, Guillaume Soro. Fermement, la collaboratrice politique du Premier ministre a récusé les exigences du camp présidentiel. Tout va-t-il se gâter finalement entre Gbagbo et Soro, si près du but, avec cette question de liste électorale ? C’est le pire à ne pas souhaiter aux Ivoiriens qui n’attendent que les élections pour être libérés de l’otage de leurs politiques. Les regards restent tournés vers Gbagbo et Soro, qui ont toujours prouvé qu’ils peuvent sauvegarder l’essentiel entre eux pour éviter le chaos à la Côte d’Ivoire.




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