Ambassade du Burkina Faso aux USA : Paramanga E. Yonli à la rencontre des Burkinabè de Houston
Ambassade du Burkina à Washington - 15/03/10 - Dans le cadre de ses échanges avec les Burkinabè des Etats-Unis, l’ambassadeur Paramanga Ernest Yonli, accompagné de quelques proches collaborateurs, a séjourné à Houston (Texas) du 6 au 8 mars 2010.
La rencontre avec la diaspora burkinabè de l’Etat du Texas est la troisième du genre après celle de Washington et de New York. Des rencontres que l’Ambassade place sous le signe de l’union et de la consolidation du patriotisme.
Répondant à l’appel de son Association, les burkinabè de Houston se sont mobilisés le dimanche 7 mars dans un des amphithéâtres de la plus grande Université de ladite ville. Ambiance surchauffée : animation avec la musique burkinabè, échange amical mêlant aussi bien l’actualité, le passé et des anecdotes personnelles, souvent teinté d’émotion ou d’humour, le rendez-vous de ce jour avait les allures de retrouvailles.
C’est dans ce décor que Monsieur Sawadogo Mahoumoudou a donné le ton en remerciant l’Ambassadeur et sa suite d’avoir effectué le déplacement de Houston, quatrième grande ville des USA. Présentant son regroupement il a dit que l’Association burkinabè de Houston (ABH), a été mise sur pied il ya quatre ans et il en est le quatrième Président. La Communauté burkinabè est estimée à environ 300 personnes en majorité des étudiants où l’on compte plus de garçons que de filles, a-t-il précisé et la plupart d’entre eux étudient dans les filières techniques ou scientifiques.
Avant de livrer son exposé sur les questions socio-politiques et économiques du Burkina Faso et les relations bilatérales avec les Etats-Unis, l’Ambassadeur Paramanga Ernest Yonli a traduit sa reconnaissance et celle de sa délégation à toute la communauté pour l’accueil, la mobilisation et la disponibilité remarquables de tous pour cet exemplaire.
Justifiant le rendez-vous, il a indiqué qu’il s’agit notamment de :
Jeter les bases d’une coopération objective et d’une collaboration efficace entre tous les Burkinabè résidant aux USA et l’Ambassade ;
Renforcer la coopération entre les différentes associations de Burkinabè d’un Etat à l’autre aux USA ;
Créer plus de convivialité entre Burkinabè d’un même Etat ou à défaut d’une même région ;
Maintenir et faire vibrer continuellement la fibre patriotique au-delà des cérémonies protocolaires et festives.
L’Ambassadeur Yonli a traduit la disponibilité de ses collaborateurs à accompagner les Burkinabè résidant sur le territoire américain car dira t-il, l’Ambassade est le prolongement du Burkina Faso ouvert à tous les Burkinabè.
Evoquant le sujet sur le Burkina Faso d’aujourd’hui, il a fait ressortir que “malgré ses handicaps géographiques et géologiques, le Burkina Faso s’est forgé à la Une. Il a énuméré entre autres, les réformes économiques et politiques, la position phare du pays à l’échelle sous-régionale et internationale, et le leadership fort remarqué du Président du Faso”. L’ambassadeur Paramanga Yonli a rappelé que le programme quinquennal du Président Blaise Compaoré « Le progrès continu pour une société d’espérance » place la valorisation du capital humain au cœur de ses actions prioritaires. C’est pourquoi il a demandé aux uns et aux autres d’assumer leur obligation patriotique en contribuant à la construction du pays. « Sachez que le Burkina compte sur vous, la jeunesse estudiantine parce que tout simplement vous êtes la relève de demain ».
Paramanga Ernest Yonli a exhorté ses compatriotes à vivre en communauté et en harmonie avec les Américains, tout en mettant en avant les valeurs de solidarité et d’intégrité des Burkinabè à l’extérieur, le respect des lois du pays d’accueil.
Après l’exposé, la parole fut donnée à l’auditoire pour une série de questions. Celles-ci ont porté sur :
la possibilité de renouvellement de visas ou de passeports sur le territoire américain ;
l’obtention de bourses ou de subvention pour poursuivre les études ;
la régularisation de leur statut pour ceux qui l’ont perdu.
le passeport biométrique ;
l’exonération douanière sur certains produits burkinabè ;
les opportunités d’investissement, les bases de données sur les secteurs économiques ;
l’assistance de l’Ambassade en cas de maladie ou de décès ;
le débat sur la révision de l’article 37 ;
le système de préparation préférentielle de frais de scolarité ;
l’annulation du vote des Burkinabè de l’étranger ;
la double nationalité.
le manque d’accès à l’informatique dans l’enseignement au Burkina Faso.
A chacune de ces préoccupations, dont nous retenons ici quelques unes, l’Ambassadeur a, dans un langage de vérité mais empreint d’humour à l’endroit de ses parents à plaisanterie(ils étaient nombreux dans la salle), a livré des éclaircissements et donné l’assurance que certains points seront examinés au niveau du gouvernement burkinabè selon les possibilités , comme par exemple l’obtention de visa américain de longue durée pour les étudiants, la prise en charge des cas sociaux(maladie, décès).
S’agissant du système préférentiel de frais de scolarité, l’Ambassadeur Paramanga Ernest Yonli a répondu que cette question varie d’un Etat à un autre et d’une Université à une autre, car en matière de gestion des frais de scolarité et de facilité d’œuvres universitaires, les établissements américains sont autonomes. « En clair il n’y a pas de règles qui disent qu’on peut vous donner des facilités, mais il y a certaines universités qui le font en fonction aussi des résultats des étudiants », a-t-il indiqué.
L’ancien Pésident de l’Association, Delwendé Pierre Anselme Nikiema quant à lui voulait entendre le point de vue personnel de l’Ambassadeur sur le débat national concernant l’article 37. Réponse de l’Ambassadeur : « C’est un débat mal engagé par ceux qui en font des choux gras, parce que l’appel du Président du Faso à des réflexions sur les réformes institutionnelles et politiques ne visent pas uniquement l’article 37 de la Constitution, mais le débat reste ouvert ».
Sur la question de la double nationalité, il n’y a pas de problème parce qu’elle est reconnue par la législation burkinabè. Concernant la régularisation de statut perdu, l’Ambassadeur a souligné avec force, que le seul moyen de le conserver toujours, est de ne pas interrompre les études car la loi américaine est stricte et claire là-dessus. « Même si vous interrompez quelques temps pour vous consacrer à un boulot, vous avez l’obligation de saisir l’immigration qui vous délivre un OPT (Optional Pratical Training), c’est un document de travail d’une durée d’un an, renouvelable selon votre situation. Et lorsque vous décidez de reprendre vos études, vous recommencez la procédure comme un nouvel inscrit. Ce sont les règles de la loi américaine qu’on ne peut pas enfreindre, et je suis désolé de vous le dire, l’Ambassade ne peut rien pour ce genre de situation » a-t-il annoncé.
En conclusion, l’Ambassadeur Paramanga Ernest Yonli a invité les étudiants à ne pas perdre de vue leur raison d’être ici à savoir accumuler des connaissances qui serviront avec discernement le Burkina Faso.
H.Barry
Ambassade du Burkina à Washington




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