ivoirenews.net: GUINEE: Ce qui n’a jamais été dit sur l’assassinat manqué de Dadis Camara .Pourquoi son aide de camp a ouvert le feu . Les deux premières victimes qui ont sauvé la vie au capitaine-Président GUINEE: Ce qui n’a jamais été dit sur l’assassinat manqué de Dadis Camara .Pourquoi son aide de camp a ouvert le feu . Les deux premières victimes qui ont sauvé la vie au capitaine-Président ================================================================================ Jacques Roger on 12/12/2009 18:51:00 Tout est parti, selon cette source, de l’insistance de Dadis Camara pour convaincre son aide camp, le lieutenant Aboubakar ‘’Toumba’’ Diakité, de répondre à la convocation des enquêteurs internationaux, présents à Conakry pour enquêter sur les tueries du 28 septembre dernier. Toumba refuse de se faire entendre et se retranche au Camp Koundara, contrôlé par un de ses proches. L’aide de camp ne répondait plus aux coups de fil de son patron et refusait de venir au camp Alpha Yaya Diallo, siège de la présidence guinéenne. Pour mieux se protéger contre Dadis Camara, il prend l’initiative d’aller libérer tous ses amis militaires détenus au PM3 après les tueries du 28 septembre. Les gendarmes des lieux, faiblement armés, n’ont pas pu longtemps résister à la puissance de feu de Toumba Diakité et ses hommes. L’aide de camp de Dadis Camara va libérer ses amis arrêtés et tous vont se diriger au camp Koundara, leur QG. Informé par téléphone, Dadis Camara s’emporte et décide impulsivement d’aller ramener son aide de camp à la raison. Mal préparés à l’affrontement, les gardes présidentiels, dont certains étaient plus fidèles à Toumba qu’à Dadis lui-même, suivent le chef de la junte dans une dizaine de pickups, direction le camp de Koundara, ‘’un véritable terrier’’. Autoritaire, Dadis tire son aide camp au milieu de ses hommes, avant de l’apostropher. « Il faut que tu ailles voir les enquêteurs ! », lance le capitaine- Président au lieutenant Toumba Diakité. « Et votre neveu Marcel, lui ne va pas les voir ? », rétorque à son tour l’aide de camp, désormais convaincu qu’il a été lâché par son mentor. C’est alors que tout se précipite. Toumba, qui était à la hauteur de son chef, recule de deux pas en arrière, dégaine son pistolet et ouvre le feu. Le capitaine Dadis tombe, la balle ayant touché sa tête et son épaule. Avant que Toumba n’enchaîne un autre tire, Joseph Mokembo et le chauffeur du chef de la junte se projettent pour servir de bouclier humain. Ils reçoivent plusieurs balles mortelles et succombent, plus tard, de leurs blessures. Des tirs vont ainsi s’échanger des deux camps, pendant qu’une dizaine d’hommes s’activent à tirer Dadis du milieu du champ de bataille. Ils réussissent à mettre leur chef, inanimé, dans un pickup, avant de se diriger à l’hôpital militaire du camp Almamy Samory Touré, pour recevoir les premiers soins. Deux heures plus tard, Dadis revient à lui et monte à bord de l’hélicoptère qui l’attendait, moteur tournant. Il est transporté à la base militaire Yimbayah où il passe la nuit. Le bilan macabre de cette folle journée a fait état de plusieurs dizaines de soldats tués au cours des affrontements. L’auteur de la tentative d’assassinat, le lieutenant Aboubakar ‘’Toumba’’ Diakité, lui, est toujours en cavale, même si certaines sources ont annoncé son élimination physique quelques heures après les affrontements. L’assassinat manqué de Moussa Dadis camara, jeudi 3 décembre dernier, découlait ‘’d’un plan bien préparé’’ , à en croire le colonel Moussa Kéïta, ministre et secrétaire permanent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, au pouvoir). Plus d’une semaine après ces événements dramatiques, les informations sur l’état de santé du chef de la junte guinéenne restent contradictoires. Source : L'Inter - Abidjan