La modification constitutionnelle et la survie démocratique au Gabon
RDPG - 31/01/10 - Le politologue Jean Delors Biyogué (photo) estime que la modification de la constitution gabonaise est la seule garantie pour la survie de la démocratie au Gabon lors d’un point de presse donné hier dans le cadre la commémoration du jubilé du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon.
Après avoir passé en revu l’évolution de la démocratie au Gabon, le politologue Jean Delors Biyogué à jugé utile la modification de la constitution gabonaise afin de sauvegarder la démocratie au Gabon car il existerait des menaces qui planent sur son existence.
Vingt ans après son instauration, la démocratie au Gabon connaît un certain ordre, dans la mesure où il existerait les institutions démocratiques, la séparation des pouvoirs. Le multipartisme et le syndicalisme associatif sont tangibles.
Les élections au Gabon, sont organisées de façon régulière. Cet ordre démocratique existe bien par les textes mais il ne répond pas aux exigences de la démocratie.
Pour soutenir son argumentation, le docteur Biyogué, a évoqué les menaces qui planent sur l’évolution de la démocratie comme certaines dispositions constitutionnelles. Hormis ce cas, il y a un véritable manque d’expression démocratique.

‘’ Cette démocratie souffre d’un manque d’expression car les médias publics ne jouent pas aussi leurs rôles de cet fait, les acteurs qui animent l’expression démocratique peinent à accéder au peuple par la voix des ondes or c’est ce canal qui leur permet de vulgariser leurs offres politiques sur la base desquelles ils sont votés’’, a soutenu le politologue.
La dépolitisation des masses est une autre menace grave pour la démocratie car lourde de conséquence. Comme résultats de cette bravade on pourra enregistrer les abstentions aux différentes consultations électorales, cela pourra occasionner le scepticisme chez certains car pour cette catégorie, il n’existera plus une quelconque chance d’alternance.
Selon le docteur Biyogué, le statut général de la fonction publique qui en quelque sorte recommande aux fonctionnaires de se conformer aux règlements de l’administration. Or cette disposition administrative n’est pas pour encourager le décollage du multipartisme dans la mesure ou les gabonais ne seraient pas encore imprégnés de la culture des cotisations. Ce dans le but de pouvoir financer le fonctionnement de leurs structures politiques.
En revanche pour remédie à cette question concernant les menaces qui pèseraient sur l’essor de la démocratie gabonaise, l’expert en politique Jean Delors Biyogué propose le toilettage de la constitution gabonaise comme une mesure urgente. Parce que pour lui ces derniers mois la Loi fondamentale a présenté ses carences.
La modification de la constitutionnelle devra prendre en compte la réinstauration d’une élection à deux tours, il faudra également revoir le code électoral, la loi sur le financement des Partis politiques devra elle aussi connaître un renforcement tout comme les institutions constitutionnelles devront être consolider dans leurs stabilités.
Le Gabon commémore le jubilé de son cinquantenaire de son indépendance, une manifestation d’envergure qui nécessite le déploiement de tous les citoyens. C’est dans ce sens que le politologue Biyogué et ses homologues ont initiés ‘’ café le politique’’en vue de célébrer de façon intellectuelle cet évènement.
Ces conférences qui s’étendront sur sept mois ont pour but d’aider les gabonais à comprendre l’évolution de la politique gabonaise depuis les indépendances à nos jours. Plusieurs thèmes ont de cet fait été sélectionné pour aider les citoyens gabonais à se forger une conscience politique de façon à être en phase avec la situation politique actuelle du pays.
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