Sections
Newsletter
Email:
Auteur vedette
Home | SPORTS | Football : entrée des présidents de clubs à la FIF « C’est un mini coup d’Etat »

Football : entrée des présidents de clubs à la FIF « C’est un mini coup d’Etat »

image

L'Inter - jeudi 18 mars 2010 par Alphonse CAMARA - Jean-Marc Guilou charge Roger Ouégnin : . « Le président de l’Asec veut reprendre de l’influence »

De sa candidature à la succession de Vahid Halilhodzic à la récente levée de bouclier des présidents de clubs, en passant par son divorce d’avec le président Roger Ouégnin, les Eléphants... le « père » des Académiciens crache encore ses vérités. S’agissant du refus de sa candidature, il dit éprouver « un sentiment de tristesse à la fois pour le foot, pour l’équipe de Côte d’Ivoire et particulièrement pour certains de ses joueurs, mais aussi pour la grande majorité des vrais amoureux du football ivoirien ». Parce que son arrivée à ce poste aurait suscité « une réorganisation dont l’une des conséquences aurait été de remettre à leur vraie place la majorité des dirigeants actuels de la Fédération. C’est-à-dire le plus éloigné possible de l’équipe afin que les garçons se concentrent sur leur objectif ». « De plus, je ne suis pas sûr, avec les derniers évènements entre la FIF et les présidents de club, que les responsables de la FIF aient bien les mains libres. Le fait que les dirigeants de club aient pris du pouvoir à la FIF ne va pas faciliter les choses. Mais ce n’est pas la facilité qui assure le succès, c’est l’inverse », a fait remarquer Guillou. Il pense que « la haine » que lui voue le président de l’Asec aura probablement tout fait pour que sa candidature ne soit pas acceptée. Jean-Marc Guillou bat en brève la thèse selon laquelle il est plutôt un formateur et non un entraîneur. « Ce sont là des propos de gens de mauvaise foi ou qui ne connaissant rien au football. Il est bien plus difficile d’être un bon formateur que d’être un bon entraîneur. Il est plus facile de devenir un bon entraîneur en étant à l’origine un bon formateur, que l’inverse. Être un bon formateur, demande une réelle connaissance du football, alors que l’on peut faire des résultats en tant qu’entraîneur si l’on a une bonne équipe même si l’on ne connait que très peu le football », s’est-il défendu. Prenant en exemple Guardiola et Arsène Wenger. « Avant de devenir ces entraîneurs, ils étaient tous deux des formateurs, l’un à Barcelone, l’autre à Strasbourg... Cette fausse idée vient d’une erreur perpétuellement commise par les dirigeants du football qui mettent, pour encadrer les jeunes joueurs, les moins expérimentés ou les plus mauvais techniciens, d’où le côté péjoratif de l’entraîneur formateur ». Parlant de ses relations difficiles avec le président de l’Asec mimosas et de ses critiques à l’égard des Éléphants, le technicien français affirme qu’il n’a plus de relations avec Roger Ouégnin. « Elles ne sont donc ni mauvaises ni bonnes. Elles ont existé, elles n’existent pas et elles n’existeront plus », précise-t-il. Coup d’Etat Guillou s’est invité dans le débat sur le football ivoirien en indiquant que la récente levée de bouclier des présidents de club et les acquis obtenus « démontrent clairement que cette Conférence des présidents a en main des arguments pour contraindre les responsables de la FIF à l’écouter ». Mais soupçonnant Roger Ouégnin d’avoir fourni les arguments à ses pairs de la Conférence, il s’est dit certain qu’il s’en servira pour reprendre son « influence à la FIF ». Parce que selon lui, l’arrivée des dirigeants de club pour renforcer la FIF, n’est pas une volonté d’Anouma. « Mais un mini coup d’état de la part des dirigeants de club qui savent que cette participation au Mondial est une occasion à ne pas manquer financièrement parlant. Car c’est probablement la dernière. Ces dirigeants devaient avoir de solides arguments pour reprendre en main les finances de la FIF. Je pense que Roger Ouégnin est derrière ce coup d’Etat », a affirmé Guillou. Cependant, il pense que cette évolution apporte quelque chose au football ivoirien et à la future performance des Éléphants au Mondial. « Ceux qui sont les premiers responsables de la réussite du football ivoirien sont les joueurs. Ce sont eux qui doivent faire prendre les décisions. Les meilleurs dirigeants ont tous compris cette vérité. Ils laissent les mains libres aux techniciens et aux joueurs. Il est nécessaire que les joueurs ivoiriens comprennent que leur destin est entre leurs mains. Ils ne doivent pas laisser à des personnes qui n’ont pas leur connaissance, décider de leur destin. Que les clubs et la FIF reçoivent une part de l’argent généré par l’équipe nationale, cela est tout à fait normal. Mais ce pourcentage doit être en rapport avec leur réel apport », conclut l’ancien patron de l’Académie Mimosifcom.

Subscribe to comments feed Commentaires (0 posté):

Postez votre commentaire comment
Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:
  • email Envoyer par email à un ami
  • print Version imprimable
  • Plain text Texte complet
Notes
Pas de note pour cet article

Estimez cet article
0